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© 2016 par Opéra de bouche à oreille

DON GIOVANNI

ou Le dissolu puni

Opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart - Livret de Lorenzo da Ponte

Direction musicale et piano : Yuri HIGUCHI

 

Mise en scène : Michel MOURTEROT, assisté de Romain DUBOS

 

Distribution

Pierre-André CABANES : Don Giovanni

Xiao Han ZHAI : Leporello

Isabelle LAEMMEL : Donna Elvira

Tara PIGAL : Donna Anna

Jean-Gustave FRANÇOIS : Don Ottavio

Elsa TIREL : Zerlina

Mohamed ZERGAOUI : Masetto

Bernard VITRAC : Il Commendatore

Bréau et Salagosse, Saint-Hippolyte du Fort, Valleraugue, Quissac, Tornac (Gard)

août 2012

Théâtre musical Marsoulan (Paris 12e)

du 15 septembre au 14 octobre 2012

A l'heure où j'écris ces lignes, dites "intention de mise en scène", je dis tout bêtement que j'ai, premièrement, l'intention de bien servir. Servir d'abord les femmes et les hommes qui seront sur la scène au service eux-mêmes du Public, averti ou profane. Au service de Mozart, de Da Ponte, (sans oublier Tirso de Molina). Servir, conscient, c'est bête à dire encore, que la Musique, ici, est l'outil primordial, que l'ouïe est bien le sens le premier éveillé, et puis sollicité. L'oreille donc tendue, écoutant, respectant les chanteurs, je vais travailler, c'est là ma partition, ma fonction, mon devoir, à raconter fidèlement l'histoire du Dissolu puni, à la poser sur la scène. Sans vouloir imposer une vue, encore moins une idée. Lui donner vie, le plus justement, le plus fidèlement que mes capacités m'autoriseront, guidé, suivi ou précédé par les actrices et les acteurs à voix, et par les musiciens.

 

Ainsi, sans risquer de me perdre, je le sais, je vais user du "tréteau nu" de Copeau, comme je le fais, assez régulièrement, depuis longtemps, quand il s'agit de mettre en scène une oeuvre de théâtre, aussi complexe soit-elle. La pauvreté des planches pour la richesse, pour la beauté simple de la musique, du chant, du jeu. Pour tout ce qui fait la Comédie, les événements, et les corps en mouvements, les regards, les voix, les souffles, les gestes immédiats, qui s'en suivent, devraient, ou pourraient s'en suivre. Sans oublier l'apparat du costume (ici, nous nous promènerons dans le XVIe siècle), le choix délicat des accessoires, le maquillage, tout ce qui peut faire, quelquefois, qu'un spectacle est Théâtre, ou Opéra...

 

Pourvu qu'il y ait plaisirs et distraction, c'est idem, n'est-il pas ?

 

Michel Mourtérot, metteur en scène